LA COURSE DE L’ESPOIR 2009

au BURKINA FASO

UNE AVENTURE HUMAINE EXTRAORDINAIRE

du 23 janvier au 3 février

 

 

En 2007, déjà, Première Edition !

 

Du 5 au 20 février 2007, Aïcha, jeune femme burkinabé de 24 ans, séropositive, et Marie Claude Garza, 54 ans, grande sportive elle même, élue d’Epernay et Présidente de l’Association FASSOL (Faso Sport Solidarité) ont effectué à vélo un périple de 1179 Kms sur les routes et pistes du Burkina Faso, accompagnées au fil des étapes par un peloton de plus en plus garni. La Course de l’Espoir était née.

 

L’objectif de cette course : Faire passer au Burkina Faso un message d’espoir et de tolérance, pour que les bien-portants aient un autre regard sur les séropositifs, en expliquant que malgré la maladie, en se soignant bien sûr, la vie ne s’arrête pas, qu’il faut se battre contre la maladie, les préjugés, l’intolérance, et que l’on peut aussi accomplir des exploits sportifs ou avoir des projets tout simplement.

 

Dans ce pays beaucoup de personnes ne connaissent pas les modes de transmission de la maladie. Ils pensent que la sueur, la salive, le toucher d’un vêtement, d’une personne malade peut transmettre le virus et que de toute façon si on est porteur, pourquoi lutter ? Dieu l’a décidé ainsi ! Les informations et statistiques les plus fantaisistes sont légion.

 

Donc Aïcha et leur petite équipe ont animé des conférences en partenariat avec les associations locales pour expliquer que le VIH n’était pas contagieux, mais simplement transmissible. Des préservatifs ont été distribués en insistant sur la prévention, en faisant le parallèle avec ce qui se passe en France, ce qui donnait une autre dimension au débat. Beaucoup étaient sceptiques qu’une « blanche » prenne tous ces risques avec les personnes porteuses. Alors elles expliquaient sans relâche que le risque était de ne pas se protéger.

 

A chacune des villes étapes, le peloton était accueilli par une foule immense. Ce fut un succès populaire phénoménal très vite médiatisé prenant parfois une dimension grandiose : réception chez les chefs coutumiers, les politiques, dont la première Dame du pays, Madame Chantal CAMPAORE, les autorités, les représentants du tissu associatif, etc.

 

 

Et la suite ??? C’est bientôt, début 2009 !!!

 

Au vu de l’engouement populaire rencontré, de la médiatisation de l’épreuve au plans local (presse écrite et RTB, Radio et Télévision nationale) et international (RFI Monde), du soutien des autorités et personnalités de renom qui n’ont pas hésité à braver les tabous en s’associant publiquement et avec force à la « Course de l’Espoir », et aussi eu égard à l’Espoir –le bien nommé – engendré auprès des séropositifs par une telle épreuve, il semblait incongru d’en rester là sans capitaliser sur cette expérience formidable tout en en tirant les leçons : s’appuyer sur les points forts évoqués plus haut, ne pas renouveler les petites erreurs commises – par exemple trop « personnaliser » le débat et le problème du VIH en « ultra-médiatisant » une seule participante – et modifier la formule en conséquence.

 

 

La prochaine édition de la Course est programmée
du 23 janvier au 3 février 2009.

 

Première nouveauté 

 

Cette seconde édition est placée sous la responsabilité d’une nouvelle association

naturellement dénommée « la Course de l’Espoir » dont l’objectif unique est la conception, l’organisation et la pérennisation de l’épreuve éponyme. Tout aussi naturellement, Marie Claude Garza, qui a imaginé, réalisé et porté à bout de bras l’édition 2007 en est devenue la première présidente. A ses côtés, le président d’honneur, Mamadou Diallo, originaire de Guinée et installé en Provence depuis les années 60. Mamadou a été pendant plusieurs décennies le compagnon de Rosa Gabrielli –disparue en 2005-, intellectuelle et artiste peintre connue et reconnue. Quel plus beau symbole de tonicité, de fraternité et d’espoir dans l’homme et sa capacité à briser les tabous que de placer à la tête du peloton de « la Course de l’Espoir » un tandem - encore du vélo !!! - constitué d’une « blanche », de surcroît blonde aux yeux clairs et un grand Monsieur « noir » aux yeux de braise.

 

Seconde nouveauté :

 

« La Course de l’Espoir » est un collectif d’associations apportant chacune sa spécificité, son expérience, son potentiel, venant ainsi enrichir le projet en le diversifiant, l’enrichissant et le faisant évoluer, y compris dans sa dimension sportive initiale. A ce jour, 8 associations sont partie prenante du projet :

 

    -    FASSOL, bien sûr, organisatrice de l’édition 2007, mais qui par ailleurs est porteuse de nombreux projets humanitaires au Burkina Faso en direction prioritairement des femmes et des enfants..

  -     IDITAROD, Association de Florange (57)

 

  -     ROSA CLARA, de la Bouilladisse dans les Bouches du Rhône, située au cœur d’un triangle Aubagne, Aix en Provence, Marseille. L’idée est née en contemplant les tableaux de Rosa, la compagne de Mamadou dont nous parlions plus haut, dans leur atelier qui héberge plusieurs artistes résidents, peintres et sculpteurs. La volonté de transmission de Rosa ne pouvait laisser ce lieu devenir un sanctuaire. Il devait au contraire continuer à vivre par l’Art et pour l’Art.

      L’idée d’association a pris corps avec l’organisation, en août 2006, d’une soirée dans l’Atelier de Rosa, mixant danse contemporaine et Arts plastiques, la chorégraphie s’exécutant au milieu des toiles et sculptures. Le 25 Août 2007, nouvelle expérience avec une soirée jazz animée par des « pointures » (accompagnateurs d’Herbie Hancock, Michel Petrucciani, etc.), toujours au milieu des œuvres d’art. Cette fois, il fallait créer l’association sur la base d’un double concept :

 

       . L’organisation dans l’atelier d’expositions et de spectacles.

. La « transmission » à travers des actions d’Education par l’Art, prioritairement en Afrique en partenariat avec des associations amies : Cameroun, Sénégal, Burkina Faso et Guinée.

Le partenariat avec « la Course de l’Espoir » était une évidence.

 

        -     OP DE SPUEREN VUN IDITAROD asbl, du Luxembourg qui apporte au projet sa dimension européenne et son ingénierie financière.

 

 -      YRISSALE, (« Rien ne vaut la sagesse »), Association de jeunes filles et femmes de Tougan au Burkina Faso dont l’un des objectifs est la sensibilisation au VIH.

 

-        L’AMICALE de la PETITE REINE FENIOUX, de Chateauroux, dans l’Indre, organisatrice pendant de longues années du critérium cycliste international de Chateauroux ( Richard Virenque, Laurent Jalabert, Thierry Marie et jacky Durand en étaient des habitués) qui a donné naissance à la course cycliste professionnelle internationale la « Classic de l’Indre » dont l’édition 2008 aura lieu le dimanche 31 août. Là aussi, nous avons affaire à de vrais amateurs au sens plein du terme, des gens qui aiment profondément le cyclisme, mais

aussi –et ce n’est pas un paradoxe – des grands connaisseurs de leur sport, qui en ont une approche très « professionnelle » par leur rigueur et leur sérieux.

 

       -            CIOTAT AFRICA les VOILES du PARTAGE, porteuse d’un projet de périple maritime -incluant le transport de matériel- reliant la Méditerranée aux côtes atlantiques d’Afrique noire.

 

-       Al BENSON JAZZ BAND, orchestre de jazz marseillais aux accents funky et blues :

 

   -     DONEMOILELA, association marseillaise qui organise concerts et spectacles toujours empreints de poésie, d’amitié et de partage.

 

Troisième nouveauté :

 

La formule évolue, d’abord au plan sportif et ensuite en s’enrichissant d’un projet médical et d’un projet artistique, ainsi que le laissait supposer la composition du collectif d’associations.

 

 

Entrons dans le projet !

 

C’est un projet sportif :

 

L’ « exploit » réalisé par Aïcha et Marie-Claude en 2007 et l’implication du comité organisateur de la « Classic de l’Indre » témoignent de la volonté de placer la performance sportive à un haut niveau pour démontrer la capacité de femmes atteintes du VIH à pratiquer le sport intensément et donc a fortiori à mener une vie normale.

Le projet dès le départ a toujours été considéré comme évolutif, l’objectif étant d’assurer une médiatisation optimale à notre message d’espoir et de tolérance. Pour autant, l’aspect purement sportif remarquablement symbolisé dans un premier temps par le principe de la Course par étapes doit perdurer. Il renvoie immanquablement dans notre imaginaire à une épreuve mythique comme le Tour de France et aux « Forçats de la Route », monstres de courage et de ténacité qui ont forgé la légende du cyclisme.

 

Concrètement, pour l’Edition 2009, nous avons décidé de réduire au minimum les contraintes

logistiques liées aux transferts : hébergement, restauration, transports des personnes et matériels, etc.- et les coûts induits. Ainsi, nous pourrons optimiser le temps et l’argent consacrés au sport proprement dit, en recentrant l’épreuve sur 3 villes : Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Tougan. Le temps dégagé permettra également de développer le projet médical et le projet artistique que nous évoquerons ultérieurement, sans parler du temps libéré pour nouer et conforter nos relations avec nos amis burkinabés. Au vu de l’implication en 2007 du tissu associatif au Burkina qui a « joué le jeu à fond » et de sa capacité à mobiliser la population, nos journées de 24 heures risquent de ne pas suffire…

 

Dans ces 3 villes, dans leur centre, dans des quartiers bien « ciblés » (exemple OUAGA 2000),

à l’extérieur et autour de ces villes, toutes les formules de la course cycliste sont envisageables :

 

-          Course en ligne : « J’affronte ou je me confronte à autrui, qui n’est pas mon ennemi mais me permet d’ « étalonner » ma valeur ».

-     Contre la montre individuel : « je lutte contre moi même.

-          Contre la montre « Gentlemen » associant un coureur aguerri ou une personnalité à une femme séropositive : « Nous sommes égaux et solidaires dans l’effort, malgré nos différences ! ».

-          Contre la montre par équipe, symbole parfait de l’organisation solidaire structurée.

-       Tout ceci sur des distances longues ( 100 kms : Endurance), moyennes ( 50 kms : Résistance) et courtes (sprints de 2 à 10 kms : Vitesse et tonicité).

-          Epreuves en matinée ou soirée, selon la faisabilité : circulation en ville, autorisations, sécurité, etc et les disponibilités des participants, des partenaires et des personnalités parrainant le projet.

 

Ce n’est pas rien à organiser, mais ce n’est pas ça qui va nous arrêter.

 

 

C’est aussi un projet médical :

 

Il va de soi que dans un projet organisé pour des femmes séropositives, cela paraîtrait incongru d’occulter le volet médical. L’aspect médical est un aspect primordial de notre propos mais ce n’est toutefois pas le cœur de notre action dans la mesure où nombre d’associations spécialisées disposant de compétences et de moyens dont nous ne disposons pas se battent avec ardeur sur ce terrain.

« La Course de l’Espoir » est un moyen de communication supplémentaire mis à la disposition de ces associations, et aussi du corps médical et scientifique dans son ensemble, permettant – c’est notre espoir- de faciliter leurs actions, leurs recherches.

Encore une fois, notre message se confond avec notre objectif : « Message d’espoir et de tolérance, pour que les bien-portants aient un autre regard sur les séropositifs dans ce pays ! ». Notre action se situe clairement dans la sensibilisation, dans l’information, dans la pédagogie par l’exemple sportif.

 

Concrètement, les actions menées en 2007 seront reconduites et complétées en 2009 tout en restant simples et essentiellement pédagogiques :

«  Faites vous dépister ! Protégez vous ! »

 

Ce qui a été fait en 2007 :

 

-          Conférences dans les villes étapes avec les associations locales  et un médecin accompagnant  l’équipe en présence des autorités locales

-          Explication des modes de transmission, de la possibilité de vivre normalement si peu que l’on puisse se soigner, d’avoir des projets de vie, voire accomplir des exploits sportifs : C’est le cœur de notre message.

-          Distribution de préservatifs pour les pharmacies des associations luttant contre le VIH

-          Rapprochement d’associations entre elles, notamment d’associations centrées sur le VIH avec d’autres focalisant sur la malnutrition car tout va de pair : Malnutris = En position de faiblesse devant le virus lorsqu’atteints.

 

Ce que nous envisageons en complément en 2009:

 

-          Etre accompagnés d’un épidémiologiste Burkinabé et de médecins européens spécialistes du VIH.

 

 

Et pour rendre plus fort notre message, ce sera enfin un projet artistique !

 

Quoi de plus efficace effectivement que des expositions – peinture, sculpture, photo -, des spectacles –théâtre, chant, danse – et des activités artistiques éducatives, notamment auprès des enfants et adolescents pour rassembler, échanger, partager, transmettre des connaissances, des compétences, des idées, toutes ces activités artistiques et culturelles étant bien entendu axées sur le thème du VIH..

 

Ecoutons quelques avis d’éducateurs, de politiques et d’artistes sur la place de l’art dans l’éducation des enfants :

 

-          « Enseigner l’histoire de tous les arts ( peinture, sculpture, architecture mais aussi photo, cinéma, danse, théâtre, danse…) pour se construire un esprit critique…»

-          « L’éducation artistique, la confrontation avec les artistes, c’est à dire la création, ses douleurs, ses lenteurs, ses tâtonnements et ses lumières ne peut que favoriser leur concentration – aux enfants - en les ouvrant à l’espace symbolique, à d’autres formes d’intelligence. » Et aussi de tolérance !

-           « L’art est une nécessité dans l’équilibre d’un enfant. Le sens du beau est de l’ordre du respect d’autrui et donc du respect de soi-même. » (selon le peintre Gérard Garouste)

 

A vrai dire, toutes ces idées s’appliquent aux adultes burkinabés et à ceux du monde entier.

 

Pour notre part, nous nous attelons à monter un programme culturel et artistique qui accompagnera à Ouagadougou, Tougan et Bobo Dioulasso, pendant les 10 jours et 10 nuits de « la Course de l’Espoir » l’épreuve sportive et son volet médical, sans frontière entre ces différentes facettes de notre projet. Comme pour le projet sportif, le temps dégagé en concentrant nos efforts sur 3 villes nous permettra de travailler en profondeur, de tisser des liens pérennes avec les artistes, enseignants, éducateurs, avec tout le tissu associatif burkinabé en pensant déjà à la…….Troisième Edition !

 

Au sein de ROSA CLARA (voir plus haut), des artistes travaillent d’arrache pied sur le sujet. En amont du projet, les associations partenaires travaillent à récolter des fonds à travers l’organisation de conférences-débats dont le support est le film de l’Edition 2007 ainsi que de spectacles : jazz, musique classique, flamenco, tauromachie…..

 

 

Justement, le financement, parlons en !

 

-          Le budget, basé sur la participation de 40 personnes ( 20 européens et 20 burkinabé), se monte à 91 000 Euros.

 

Produits (en Euros)

 

Charges (en Euros)

 

 

-          Sponsoring  :                     40 000

-          Subventions :                    40 000

-          Bénéfices des 
Manifestations
organisées en France :     11 000

 

.Transport aérien et terrestre :        31 000

. Hébergement Restauration :         24 500

. Secrétariat, administration :               500

. Communication, Advertising :      25 000

. Achat vélos et entretien :                  7 000

. Matériel médical :                              3 000

 

   Total Produits :                       91 000  

                                    

Total Charges :                              91 000

 

Tout est dit, enfin presque, car nous n’avons pas fini d’en parler !

 

course de l'espoir
© 2008 associationrosaclara
#AJAX_Actualite#